Histoires de la Bienheureuse Agnès 02

Amateur

I – Soir d’octobre en Beaujolais — 2 –

Chapitre 2 / 6 : Où le lecteur découvre une belle soirée de fin de vendanges

Il faisait doux. La chaleur rémanente de la journée inondait les épaules à peine couvertes d’Agnès et surtout passait sous sa jupe d’été, lui caressant les chevilles, les mollets, les cuisses et jusqu’à l’entrejambe… Elle sentit de nouveau cette onde de chaleur la parcourir, lui tirer le ventre et la base des seins… Au ras du sol, deux lucarnes translucides d’où s’échappait une lumière jaune les accompagnèrent un instant sur leur droite. A leur passage, les rectangles de lumière livraient aussi des éclats de voix, des rires, et des coups de marteaux frappés à même le bois… Une autre imposte un peu plus loin, était ouverte et un grand manchon de bois s’y engouffrait. Agnès compris que les raisins de la vendange étaient descendus par cette goulotte jusqu’au pressoir qui était en dessous du soupirail… La Toinette la poussa devant elle dans un étroit passage tournant qui débouchait sur des marches de pierre humides et glissantes… La lumière augmentait en même temps que l’odeur un peu âcre du vin nouveau s’intensifiait…

Agnès déboucha dans la pleine lumière à l’entrée d’une grande salle voutée, plus grande encore, sans doute que la salle de la ferme, si ce n’est que de chaque côté, de forts tonneaux et de hauts cuveaux n’en réduisait les dimensions. Elle était en tout cas deux fois plus longue et en son centre, l’absence de tonneaux latéraux dégageait une vaste esplanade dans laquelle on aurait pu faire tourner une voiture… Au centre de cet espace, une grande table de bois large et longue avec des pieds forts et costauds qui paraissaient fichés dans le sol de terre battue. A l’autre bout de la cave, à plus d’une vingtaine de mètres de l’entrée par où elles arrivaient, Agnès voyait un groupe dont elle n’aurait pu dire qui le composait ni ce qu’ils faisaient… La Toinette s’avançait déjà vers la grande table, en disant :

– ” Té, je v’là avec les paniers que v’là!”. Elle fut accueillie par des applaudissements…

– ” Ah ben! C’est pas trop tôt, la mère!! J’pensais qu’t’avais oublié!…”, répondit le fils.

– ” Té, pis j’amène aussi la dame infirmière qu’attend pour les piqûres du grand-père! Tu vas y expliquer, le Jacquot comment c’est-y qu’on fait pour le dernier soir des vendanges… Pas vrai! ”

— ” A propos, comment qu’y va le pépé?”, demanda le fils s’adressant à Agnès

– ” Ca va comme ça peut aller, dit Agnès, ce que je lui ai administré doit faire son œuvre maintenant “…

Le fils emmenait les deux femmes vers le groupe à l’autre extrémité de la cave… La mère expliquait à Agnès:

– ” Là, voyez-vous, la tradition veut qu’ils goûtent – juste goûter, hein – aux anciennes cuvées de la cave… Dites, regardez, là dans ce bout il y a des vins de 15 à 18 ans d’âge que mon pauvre Gustave avait mis en fûts… Mais ce sont des cuvées exceptionnelles qui servent à faire des coupages. En règle générale les cuvées sont vendues dans les deux ans… Madame, vous allez rester un petit peu…, moi je vais remonter près du pépé… Vous en profiterez pour manger un morceau avec eux… S’il y avait quelque chose je viendrai vous chercher, ne vous inquiétez pas!” Avant qu’Agnès ait pu répondre, elle était déjà partie et disparaissait dans l’escalier à l’autre bout…

Restée à trois pas, Agnès voyait maintenant le groupe : il y avait là une douzaine d’hommes et de femmes dont quelques uns étaient déjà apparemment très avinées, à en croire leurs yeux brillants ou un peu dans le vague de la plupart et aussi à voir la façon dont ils s’appuyaient sur les tonneaux… Beaucoup étaient jeunes : de 20 – 22 ans à 30 – 35 ans. A part un couple – sans doute l’homme et la femme – d’une bonne cinquantaine d’années environ, des voisins probablement, d’après ce qu’elle en comprenait, venant de l’une des trois fermes du hameau qu’habitaient les Jouvinot.

Ce couple se tenait en face d’elle, à l’autre bout du groupe qui faisait plus ou moins cercle… Lui était plutôt petit, pas très beau et paraissait très édenté ; elle était assez grande et large, vêtue d’un tablier gris à petits motifs bleus et blancs et à boutons bleus foncés, une forte poitrine qui déformait le haut de la blouse et lui faisait un poitrail large et avantageux… Elle avait les jambes nues, assez fines d’après ce qu’en voyait Agnès, avec des socquettes de laine blanches retournées au-dessus de la cheville…

A la droite d’Agnès, 3 très jeunes hommes de 21 – 24 ans plutôt grands, en jeans. Des étudiants sans doute, pensa Agnès. L’un d’eux, grand et très blond, avec des cheveux courts, avec un short court, une chemisette ouverte, était très beau. Il faisait penser à un homme du Nord, svelte et mince. Agnès fut un bref instant émue de tant de beauté juvénile. Il s’appelait Johann. Un autre, nommé Adrien, était très brun et un troisième un peu plus petit était très blondinet. Agnès n’avait pas saisit son prénom. Ils étaient tous les trois jeunes et costauds ; de bons porteurs de ”bouille ” à n’en pas douter. La ”bouille” est le nom local de la hotte à vendanger qui est promenée dans les rangs la vigne pendant la vendange et dans laquelle chaque vendangeur vide son baquet. Cette hotte lorsqu’elle est pleine devient très lourde. Elle est vidée au cuveau collecteur sur la charrette, parfois fort loin du point de vendange… gaziantep escort C’est le poste le plus fatigant de la vendange…

A côté de ces 3 garçons, et plus loin d’Agnès, 2 jeunes filles de 20 à 22 ans environ, des saisonnières aussi pensa Agnès, des étudiantes qui font des vendanges en attendant la rentrée des facs et pour se faire un peu d’argent… Toutes les deux en shorts très courts, coupés dans des vieux jeans, qui dégageaient très haut les hanches et les aines vers l’avant et les fesses, derrière. En haut, des tee-shirts qui avaient dû être blancs le matin, maintenant largement maculés et tachés de vendange… Elles étaient fines et bien faites ces filles , l’une très blonde, aux yeux verts, s’appelait Hélène, l’autre, brune avec de très beaux yeux bleus aux cils longs et bien marqués, se prénommait Elise…

Plus loin encore et en face d’elle près du couple plus âgé, un autre couple, homme et femme, la quarantaine environ, très bruns tous les deux, petits, de type méditerranéen. Des Portugais sans doute qui passent en France les trois quarts de l’année pour y faire toutes les campagnes agricoles, des tomates aux vendanges en passant par les fraises et les melons… Lui, Pedro et elle Maria, semblaient avoir déjà beaucoup bu, elle surtout ; ou bien alors, peut-être ne tenaient-ils pas le vin autant que les autres convives…

A gauche d’Agnès, au plus près d’elle : le Jacquot, fils de la Toinette et propriétaire du lieu, la quarantaine à peine, plutôt petit et trapu assez costaud et bien bâti, brun, le cheveu retord, l’œil rond, la mandibule massive, le nez fort et la trogne caractéristique du buveur. A côté de lui, sa femme, la Brigitte, une jolie rousse d’environ 35 ans, qui n’avait pas les yeux dans sa poche, ni le reste non plus d’ailleurs. Elle avait une robe d’été assez courte et légère, une crinière de feu, attachée haut sur la nuque et un regard chaud et malicieux qui lui donnait un air assez mutin et entendu… A l’arrogance de sa poitrine bien dressée sous le tissu léger, Agnès remarqua qu’elle ne portait pas de soutien gorge…

Enfin bouclant le cercle entre le couple plus âgé et la Brigitte un grand escogriffe, sans doute un peu benêt, qui répondait au prénom prestigieux d’Armand, l’ouvrier agricole de la ferme, rouquin lui aussi et aux sourcils comme décolorés. Dégingandé, la quarantaine, à le voir l’on devenait qu’il n’avait pas inventé la poudre, ni volé le Saint-Esprit à l’église!…

Agnès mesurait le décalage de ses personnes avec elle. Au point, qu’elle se demanda un instant ce qu’une femme comme elle, avec une certaine classe et beaucoup de féminité, faisait au milieu de ces hommes et de ces femmes un peu trop rustres et en tout cas qui ne faisaient pas partie de son monde ni de son milieu. Et encore moins de celui dont elle se revendiquait. Cela se voyait au premier coup d’œil… Elle se dit que Pierre aurait là encore l’occasion de la railler s’il savait ça et dans le même temps elle se dit qu’elle ne lui en parlerait pas, pour ne pas lui laisser ce plaisir!…

Le voisin édenté, que les autres appelaient le Françou, avait traversé le cercle pour lui apporter un verre et lui expliquant qu’elle goûtait là, avec ce vin clairet, la gloire de la cave et sans doute de la région… Il commença l’historique de cette tradition des vendanges, Agnès ne l’écoutait qu’à peine, goûtant le vin et pensant à son désir de ce soir qui ne l’avait pas quitté… Elle regardait sans en avoir vraiment conscience, au niveau des braguettes des hommes, faisant dans sa tête des estimations sur les plus-values et les valeurs ajoutées du contenu de chacune… Elle suivait le groupe sans trop faire attention à ce qui se passait, ni à ce qui se disait, n’entendant que les coups du grand benêt, qui scandait de plusieurs coups de marteaux sur les fûts, les arrêts à chaque ”station”, comme les cantiques marquent les arrêts d’un chemin de croix ; ici celui de la vinasse… La Brigitte s’éclipsa un moment, pour revenir quelques minutes après. Sans doute pour satisfaire un petit besoin, pensa Agnès.

La procession se déplaça de fût en fût jusqu’au milieu de la cave, c’est-à-dire jusqu’au niveau de la table… Il fut ainsi goûté à 10 ou 11 tonneaux. Agnès ne buvait qu’à peine, une demie gorgée par verre qu’on lui présentait. Toutefois la chaleur du vin, même du peu qu’elle buvait, lui montait légèrement à la tête…

Le plus clair de ces quelques 20 minutes, elle les passa à évaluer le ”paquet” que les hommes a présents avaient entre les jambes… Plus par jeu et par désœuvrement que réellement par vice ou lubricité. Mais aussi pour se couper de ce groupe qu’elle trouvait un peu trop bruyant et d’une grande vulgarité…

La conclusion temporaire à laquelle elle aboutissait en pensée, était que le plus beau sexe devait être celui du ”grand escogriffe” rouquin, l’Armand donc. Il semblait en effet ”en avoir entre les jambes” ; puis Adrien, le jeune brun de 21-22 ans. Là, elle n’avait que peu de mérite : son jeans était très, très tendu à cet endroit… Après, elle hésitait : l’autre étudiant, le blondinet, dont elle ne savait pas encore le prénom? Ou Johann, le grand et beau blond ou peut-être le portugais? Elle mettait en ”queue” de peloton (sans jeu de mot!) pour ses dimensions, le voisin édenté, le Françou et le Jacquot. Là, pour elle c’était plus qu’une gaziantep escort bayan intuition, c’était une certitude!

Elle se plut un temps à imaginer quelles stratégies elle serait amenée à utiliser si elle avait eut à vérifier ses hypothèses. Se dénuder et se montrer en prétextant (une fausse) ivresse et la gaité, pour voir les hommes sortir leur sexe et se branler, pour ainsi établir les comparaisons recherchées? Non, il y avait les autres femmes… Ce n’était là seulement qu’une hypothèse fantasmée… Et puis, ici, dans ces conditions presque professionnelles où elle était au travail, pas question de déroger et de laisser même entrevoir, qu’elle pouvait être, au fond d’elle-même, une salope…

Son esprit gambergeait sur ce thème : elle imaginait aussi qu’elle pouvait devenir la patronne de ce jeu pervers, et qu’elle se permettrait de s’autoriser à aller vérifier dans les pantalons et les shorts les contenus parce qu’elle l’aurait décidé!! Elle s’imagina également avoir à un moment tous les pouvoirs qui lui permettraient de donner l’ordre de faire aligner tous les hommes et de leur faire sortir leur sexe afin d’opérer les contrôles et les vérifications nécessaires… Ou encore, elle s’imagina mettre les bites entre ses fesses, qu’elle écarterait pour l’occasion, comme elle l’avait vu faire lors d’une soirée, lorsqu’elle finissait sa formation d’infirmière, où une jeune femme, médecin interne devait reconnaître les bites de ses collègues internes, qu’ils lui passaient entre les fesses et dans la fente, dans l’ordre d’un pronostic de taille qu’elle avait établi… (Voir le récit : ” Fin d’études d’une jeune infirmière ”)

Ses rêves éveillés s’arrêtèrent brutalement. Si quelqu’un avait pu deviner à cet instant ses pensées, elle serait passée en effet pour une fieffée salope! Sûr! A cette idée qu’elle aurait pu être devinée, ses joues s’empourprèrent de honte et elle fit un rapide passage en revue du regard des autres convives pour s’assurer que personne ne remarquait son trouble passager…

Personne ne faisait attention à elle, non!… Depuis déjà un bon quart d’heure qu’elle avait interrompu la communication réelle avec le groupe pour se perdre dans ses fantasmes, elle n’avait pas pris vraiment garde à l’évolution de son environnement. A grand peine, elle reprit contact avec la réalité de la cave. Ce qui s’était bu au passage des différentes stations devant les tonneaux avait quelque peu changé les choses : en face d’elle la portugaise, Maria confirmait son ivresse, en titubant, elle tendait son verre à ceux qui étaient autour d’elle, en réclamant qu’on lui donne encore un peu de vin… Pedro son mari, s’appuyait à la grande voisine en socquettes qui avait la tête de plus que lui. Celle-ci, que l’on appelait la grande Bernadette, sans doute parce qu’elle avait chaud, avait ouvert le haut de sa blouse et s’était plus ou moins dépoitraillée, mettant à jour une combinaison qui avait été blanche et qui maintenant était largement maculée de vin… Ses seins opulents pendaient de façon obscène sous la dentelle un peu fanée…

Les deux petites étudiantes, la blonde Hélène et Elise, la brune, riaient comme des folles en se cramponnant aux deux garçons, Johann, le grand blond et le blondinet, tandis qu’Adrien le brun, était assis sur un petit tabouret de bois, face à Brigitte. Celle-ci, accroupie devant un tonneau de façon très indécente, remplissait les verres au robinet du fût. Sa robe était très largement relevée sur ses cuisses ouvertes. Le jeune étudiant assis en face, regardait sans se gêner sous sa robe dans l’entrebâillement des cuisses, et dans le décolleté qu’elle donnait à voir lorsqu’à demie penchée elle soutirait le vin au pied du tonneau… Le Jacquot, lui avait pris le gros saucisson lyonnais dans le panier et racontait de manière très animée au groupe des deux garçons et des deux filles, des histoires apparemment très grivoises en les mimant de façon obscène à l’aide du saucisson. Agnès ne voyait que les gestes et n’entendait pas exactement les propos, mais cela faisait beaucoup rire les deux jeunes filles, elles aussi maintenant très éméchées…

Brusquement le Jacquot, en bon patron qu’il était, se mit à crier à la cantonade :

– ” Les femmes au cuveau et le bon vin est pour la Nau! Aller, les garces au cuveau!”

Reprenant, Armand chantait très fort sur l’air des lampions, en scandant avec des coups de son marteau frappés à même la table :

– ” Les femmes au cuveau!!… Les femmes au cuveau!!…”.! Le petit voisin édenté, qui n’avait pas cessé de parler à Agnès et d’autant plus qu’il avait pas mal bu lui aussi depuis une demie heure, lui expliqua, que le dernier soir des vendanges, pour que le raisin soit beau l’année suivante (?!), on avait mis les dernières grappes dans un cuveau dit le ”Cuveau des dernières”, et c’est cette vendange qui donnerait un cru exceptionnel que l’on boirait pour les fêtes de Noël à venir. Il expliqua encore que ces derniers raisins devaient obligatoirement être foulés par des femmes, selon le mode ancestral du foulage du raisin, c’est-à-dire avec les pieds!… Il fallait s’y conformer, jamais personne n’avait osé faillir à cette tradition.

Déjà Johann, le grand blond avait chargé sur son épaule la petite étudiante brune, Elise, qui tapait de ses poings le dos du beau garçon. Ses jambes fines et bronzées escort gaziantep se débattaient et faisaient des ciseaux, frappant l’air dans leur déplacement. En un tour de main, elle fut déposée au milieu du cuveau, s’enfonçant dans le raisin jusqu’aux genoux, riant aux éclats… Prenant appui sur le bord de la cuve qui lui arrivait à la taille, elle se mit à appuyer alternativement sur une jambe puis sur l’autre avec force. Le jus de raisin lui giclait jusqu’au visage, arrosant le tee-shirt… Elle riait de plus belle… La blonde Hélène rapidement soulevée toujours par Johann et par le blondinet, alla la rejoindre, déposée elle aussi au milieu du cuveau… Elles étaient deux maintenant à piétiner allègrement le raisin. Un mince filet de moût commençait à s’échapper en bas du cuveau, et s’écoulait par le petit canal de bois jusque dans le seau posé en dessous.

La voisine, la Bernadette avait noué sa blouse, très haut par devant, en un nœud savant qui retenait tout le bas du sarrau, lui enveloppant et lui moulant les fesses par derrière. Elle monta dans le cuveau en grimpant sur un tabouret. Au moment ou elle enjamba le cuveau, elle montra à la cantonade son entrejambes poilu, habillé d’une culotte de coton blanc. Cette vision pourtant fugitive, déclencha les vociférations des hommes…

Les deux jeunes gens avaient empoigné la petite portugaise et la déposèrent aussi au milieu de la vendange… Seulement, ils avaient oublié qu’elle n’avait pas de short, et sans doute pas de culotte non plus, car dans l’envol de la jupe légère et ample, elle montra à tous son entrejambe très poilu et très brun qui cachait à la vue tout détail de l’intimité. Et surtout, comme elle n’avait plus tout à fait son équilibre, emportée par l’élan, elle tomba assise dans le raisin. Cette chute improvisée déclencha l’hilarité générale. Puis, se rattrapant au bord du cuveau, elle réussit à se hisser et à se remettre debout. Elle se mit ensuite elle aussi à fouler tant bien que mal la vendange. Saoule comme l’était, elle perdait souvent l’équilibre et tombait les fesses dans la râpe, chacune de ces chutes était accompagnées de : ”Ollé!…”, d’applaudissements intenses et d’un verre de vin supplémentaire pour la femme, histoire sans doute de la remettre d’aplomb….

Brigitte avait remonté sa jupe dont elle avait savamment passé le bas dans la ceinture de sa taille… Agnès remarqua que c’était une femme très bien faite. Enjambant à son tour le bord du cuveau, elle donna à voir un bel entrecuisse habillé d’un petit slip jaune, léger et très sexy qu’on ne serait pas attendu à trouver chez une paysanne, même de cet âge. Cela déclencha un tonnerre d’applaudissements et pour montrer qu’elle appréciait l’ovation, dès qu’elle fut dans la vendange, elle souleva, par derrière ce qui de sa robe lui couvrait encore l’arrière train, dévoilant à tous une jolie croupe et de belles fesses…

Personne n’embêta Agnès pour aller fouler la vendange, comme elle l’avait d’abord craint un instant… Elle en fut soulagée, appréciant ce statut spécial que lui conférait sa profession et sa fonction de ce soir. Sachant au fond d’elle même qu’il y avait là une marque indéniable de respect à elle-même et à la catégorie sociale à laquelle elle appartenait, qui n’avait rien à voir avec toutes les personnes de groupe frustre et vulgaire… Elle assistait de loin à cette joyeuse ambiance. Armand accompagnait le rythme des foulées avec la baguette à mesurer les niveaux dans les tonneaux et donnait la cadence avec ses coups de marteau… Comme le veut la tradition, les trois jeunes garçons, le Jacquot et le petit bonhomme édenté, apportaient à boire aux femmes pendant qu’elles foulaient… Le portugais avait manifestement trop bu pour suivre le mouvement des autres et se tenait appuyé à une grande barrique se contentant de regarder en buvant toujours à petits coups les verres qu’il réussissait à se faire remplir…

Les hommes faisaient boire les femmes qui se retenaient aux bords du cuveau pour fouler hardiment le raisin… La petite Elise qui était entrée la première en action, commençait à avoir chaud et enleva son T-shirt. Comme elle n’avait pas de soutien gorge, elle donnait à voir une superbe poitrine aux seins bien pointés et très fermes… Agnès pensa à elle- même. Les seins de la jeune fille avaient tout à fait la forme des siens quand elle avait 20 ans : en obus avec la pointe très dressée, très arrogants!… L’autre, la blonde Hélène, en fit autant découvrant une poitrine plus menue et plus plate, mais aux très jolis seins, bien formés et aux belles aréoles… Les trois jeunes gens leur pressaient maintenant des raisins dégoulinant sur la poitrine, les écrasaient sur les seins qu’ils suçaient ensuite, les prenant en bouche, ce qui excita beaucoup les filles qui riaient de chatouilles et de plaisir… Bientôt, il fallut sortir Maria, la petite portugaise qui, n’ayant plus la force de se tenir aux bords de la cuve, glissait régulièrement dans la vendange… Ce furent Armand et le Jacquot, qui la sortirent et la posèrent sur un tabouret, le dos à la barrique à laquelle était appuyé son homme… Elle était très ivre, dodelinant de la tête, molle et avachie, la jupe trempée de jus de raisin, les jambes maculées et ruisselante… Agnès eut alors la confirmation qu’elle n’avait pas de culotte, soit qu’elle n’en portât pas, soit qu’elle l’eût déjà enlevée dans les prémisses de la soirée… Une toison épaisse et très brune qui apparaissait sous la jupe relevée et ouverte sur le devant. La touffe occupait tout le pubis et l’entrejambes et s’étalait sur tout l’intérieur des cuisses… La femme avait un hoquet persistant qui amusa beaucoup le Jacquot et l’Armand, qui lui redonnèrent encore à boire histoire, disaient-ils, de lui faire passer son hoquet!…

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